Tu fais quoi de l'autre côté du ruisseau ?

Tu fais quoi de l'autre côté du ruisseau ?
Marjo, Emilie, Guénaëlle, Jimmy : en loges, savoir être efficace dans la discrétion et adopter la bonne posture. ©CR

Gardé jour et nuit tel un temple sacré par un agent de sécurité, l'espace de l'autre côté du pont sur le Lignon abrite les loges artistes, où s'affairent avant, pendant et après l'exploitation une équipe de bénévoles elle-même subdivisée en plusieurs teams : loges, accueil artistes, bar, et catering.

Une mission qui demande un savoir être capable de permettre à tous les artistes de se sentir en confiance, et donc, de se détendre avant et après leur passage sur scène.

Pour Marjo et Emilie, tout a commencé ici bien en amont de l'ouverture du festival : travailler à partir du rider de chaque artiste (le document qui stipule les conditions d'accueil et les besoins techniques spécifiques de ce dernier), passer les commandes de ce dont il aura besoin auprès des différents prestataires du festival, puis monter les loges avec l'appui du reste de l'équipe, et enfin, réceptionner, dès le jeudi matin, toutes les commandes passées et les dispatcher, après avoir vérifié qu'il ne manquait rien. Une fois l'exploitation lancée, les bénévoles loges peuvent également être amenés à répondre à d'autres demandes des artistes, qui arrivent "en direct".

" Cette année, franchement, tout a roulé. Maintenant, il est vrai que parfois, certains artistes font des demandes un peu extravagantes. Dans ce cas là, ce sont les responsables de l'accueil artistes qui prennent le relais. Ils peuvent être amenés à reprendre contact avec l'équipe qui entoure l'artiste, de sorte à trancher, ou à trouver un compromis".

Satisfaites de la manière dont cette édition 2025 s'est déroulée, Marjo et Emilie insistent toutefois sur l'importance capitale que peuvent avoir les missions de l'équipe sur la pérennité de l'événement :

"Les loges, et tout ce qui s'y passe, ça a une influence énorme sur le boulot des programmateurs tout au long de l'année. C'est une vitrine en fait. Alors oui, c'est très chouette d'être là, c'est sûr. Mais il ne faut jamais oublier d'adopter la bonne posture, en étant efficace dans la discrétion, visible, mais pas trop non plus, en restant toujours naturel. Il faut également avoir un peu d'instinct, pour réussir à adapter son comportement à chacune des équipes artistiques accueillies. L'enjeu est énorme, il ne fait pas se planter. "

En ce dimanche et dernier soir d'exploitation, si tout semblait en effet avoir plutôt roulé comme sur des roulettes, restait encore la projection dans le démontage : quelques jours pour tout remballer, et faire comme si, ici, à Trelins, il ne s'était rien passé. Jusqu'à l'année prochaine, même jour, même endroit.